Assurance solde restant dû pour un couple
En couple, chaque emprunteur est assuré pour un pourcentage du capital emprunté, appelé quotité. La somme des deux quotités peut aller de 100 % — par exemple 50 % sur chaque tête — jusqu’à 200 %, chacun étant alors couvert intégralement. Plus cette somme est élevée, plus la prime augmente et mieux le survivant est protégé.
Au 31 juillet 2026, le bon critère n’est pas le revenu de chacun mais la mensualité que le survivant devra assumer seul. Faites le test avant de signer : retirez un revenu du budget du ménage et regardez si la mensualité passe encore. Si elle ne passe pas, une répartition calquée sur les revenus ne suffit pas.
| Fournisseur | Offre | Prix | Points clés | Voir l’offre |
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BNP Paribas Cardif BNP Paribas Fortis |
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AXA |
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AG |
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NN |
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Prix et caractéristiques relevés le 31 juillet 2026. Ils peuvent avoir évolué depuis. Vérifiez toujours l’offre sur le site du fournisseur avant de souscrire.
Ce que recouvre la quotité
La quotité est le pourcentage du capital restant dû qui sera remboursé au prêteur si l’assuré décède. À 50 % sur chaque tête, le décès de l’un efface la moitié de la dette et le survivant continue de rembourser l’autre moitié.
À 100 % sur chaque tête, le décès de l’un solde entièrement le crédit. La protection est maximale, le coût aussi, puisque vous financez deux couvertures complètes du même capital.
Entre les deux, toutes les combinaisons existent — 60/40, 75/75 — et plusieurs assureurs annoncent un choix libre du pourcentage à couvrir, jusqu’à 200 % au total. Le prêteur, bénéficiaire du contrat, impose souvent un minimum en dessous duquel il n’accorde pas le crédit.
Répartir sans se tromper de test
La répartition proportionnelle aux revenus est le réflexe courant : celui qui apporte 60 % des revenus est couvert à 60 %. Elle traite la dette comme une charge partagée, ce qu’elle est effectivement tant que le ménage fonctionne à deux.
Elle échoue au moment précis où elle devrait servir. Le survivant conserve son revenu propre mais assume seul le logement, les charges courantes et souvent des frais de garde. Une couverture calquée sur les revenus laisse alors une mensualité résiduelle calculée sur un budget qui n’existe plus.
Le test utile consiste à simuler le budget du survivant, revenu de remplacement éventuel inclus, puis à vérifier la mensualité restante après application de la quotité envisagée. C’est un calcul de trésorerie, pas un partage symbolique.
L’état de santé entre aussi en jeu. Si l’un des deux se voit appliquer une surprime, déplacer une part de la quotité vers l’autre tête réduit parfois le coût total à protection globale comparable. Lorsque la surprime liée à l’état de santé dépasse un seuil fixé par la loi, ou que la couverture est refusée, le Bureau du suivi de la tarification peut être saisi.
Un contrat ou deux, et l’après
Deux contrats individuels distincts ou un contrat unique portant sur deux têtes ne produisent pas les mêmes effets. Deux contrats séparés se modifient, se transfèrent et se résilient indépendamment ; un contrat conjoint est plus difficile à scinder.
Ce point devient central en cas de séparation. La désolidarisation du crédit auprès du prêteur ne réorganise pas automatiquement l’assurance : les quotités et le bénéficiaire doivent être revus explicitement, sous peine de continuer à payer pour une protection sans objet.
Un remboursement anticipé, un refinancement ou le rachat de la part de l’autre entraînent le même réexamen. Prévenez l’assureur : la couverture suit la dette, jamais l’inverse.
Ces éléments sont généraux. Seules les conditions générales du contrat et les exigences écrites de votre prêteur font foi, et cette page ne constitue pas un conseil financier personnalisé.
Questions fréquentes
Faut-il couvrir 100 % sur chaque tête ?
C’est la protection maximale : le décès de l’un solde le crédit et le survivant conserve le logement sans charge de remboursement. C’est aussi la formule la plus coûteuse, puisque le même capital est assuré deux fois. Elle se justifie surtout quand aucun des deux revenus ne permettrait d’assumer seul la mensualité entière.
Peut-on répartir 70/30 entre deux emprunteurs ?
Oui, la répartition est libre dans les limites acceptées par l’assureur et par le prêteur, qui exige souvent un total minimal. Plusieurs assureurs annoncent un choix libre du pourcentage couvert par tête. Vérifiez la cohérence de la répartition avec la capacité de remboursement de chacun pris isolément, pas seulement avec les revenus actuels.
Que devient l’assurance en cas de séparation ?
Elle ne s’adapte pas toute seule. Si l’un rachète la part de l’autre, le crédit est réaménagé auprès du prêteur et la couverture doit l’être aussi : quotités, capital assuré et bénéficiaire. Deux contrats individuels séparés se réorganisent plus facilement qu’un contrat conjoint. Signalez la situation à l’assureur dès que le réaménagement du crédit est engagé.
Que faire si l’un des deux est refusé ou surprimé ?
Demandez d’abord une motivation écrite, puis faites examiner le dossier par un autre assureur : les grilles d’acceptation diffèrent sensiblement d’un acteur à l’autre. Une redistribution des quotités vers la tête acceptée sans surprime peut aussi réduire le coût. Si la surprime liée à l’état de santé dépasse le seuil légal ou en cas de refus, le Bureau du suivi de la tarification peut être saisi.